2019 – Actu J

Les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano viennent de terminer le tournage de leur prochain long-métrage Hors-Norme. Il sortira en salles en octobre 2019.

Eric Toledano et son épouse avec Rudy de l’association Le Silence des Justes. (Pixeline photographie)

Les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano viennent de terminer le tournage de leur prochain long-métrage Hors-Norme directement inspiré par le quotidien et l’amitié entre Stéphane Benhamou et Daoud Tatou, les responsables des associations Le silence des Justes et Le Relai, spécialisées dans la prise en charge, l’accompagnement et l’intégration des enfants et des adolescents autistes. Dans le rôle de Stéphane Benhamou, Vincent Cassel et celui de Daoud Tatou, Reda Kateb pour un film qui sortira en salles en octobre 2019 et qui s’annonce bouleversant.

Parrains du Silence des Justes depuis des années, Olivier Nakache et Eric Toledano avaient déjà réalisé en 2015 un documentaire sur l’association, On devrait en faire un film, diffusé sur Canal + et encore disponible sur Youtube. Submergés par les histoires de vie auxquelles ils assistaient, les réalisateurs avaient envie d’aller plus loin. « A force d’aller au Silence des Justes et de participer à des événements, on avait repéré plusieurs histoires qu’on trouvait totalement incroyables sur l’échange qu’il pouvait y avoir entre les encadrants et les autistes », déclaraient-ils à l’époque. « Quel est l’impact d’enfants qui gardent le silence dans une société très bruyante et par le fait de ne pas s’exprimer comme les autres ? C’est un film qui va prendre du temps mais qui on espère verra le jour, c’est un sujet qui nous fascine ».

Depuis 1996, discrètement, Stéphane Benhamou a changé la vie de plusieurs milliers d’autistes et de leurs familles. Des familles qui le lui rendent bien et qui se mobilisent chaque année pour la réussite des galas et des activités. Les Silence des Justes c’est un accueil médico-éducatif, quatorze lieux de vie, une cellule d’accueil d’urgence médicalisée, une classe d’accompagnement et une unité de développement des voies de professionnalisation. Cette semaine, pour la première fois, l’association lance une campagne nationale AlloDon de collecte de fonds (allodons.fr) pour soutenir les projets 2019, notamment les programmes d’intégration en milieu scolaire, le développement des centres de vacances et les classes de professionnalisation. Si entre le 18 et le 20 décembre, la collecte atteint la somme de 400 000 euros, celle-ci sera doublée par de généreux donateurs. « L’objectif financier a été fixé à 800 000 euros et pour cela, on doit atteindre la moitié. On n’a pas beaucoup de temps. C’est tout ou rien », explique Jennifer Librati-Guez, la directrice de la communication. Allez.

 

2018 – Le Figaro

Vincent Cassel et Reda Kateb à l’affiche du prochain film des réalisateurs d’Intouchables

Boyer-Hahn-Marechal/ABACA / Boyer-Hahn-Marechal/ABACA

Hors Norme, c’est le titre du nouveau film d’Éric Toledano et Olivier Nakache dont le tournage commencera en septembre. Il mettra en scène les deux acteurs dans la peau d’éducateurs spécialisés face à des enfants et adolescents en situation de handicap.On connaît désormais le titre et le casting du prochain film d’Éric Toledano et Olivier Nakache. Un an après la sortie du Sens de la fête, les deux réalisateurs révélés au grand public par le succès de Nos jours heureux (2006) puis Intouchables (2011) et, plus récemment du Sens de la fête (2017), préparent déjà leur prochain long-métrage.

Le thème du film, révélé en septembre dernier, a été confirmé par le site Satellifax . Le duo s’intéressera à la prise en charge des personnes atteintes d’autisme. Les réalisateurs ont réuni Vincent Cassel (La Haine ) et Reda Kateb (Django) dans le rôle de deux éducateurs spécialisés qui s’occupent d’enfants et d’adolescents autistes. Une information confirmée par l’interprète de Mesrine dans une photo éphémère postée sur Instagram.

Le quotidien Le Parisien indiquait mardi le titre du film: il s’agirait de «Hors Norme» et le tournage débuterait en septembre. Le sujet de l’autisme est cher à Nakache et Toledano. En 2015, ils ont réalisé un court-métrage, Il faudrait en faire un film, pour soutenir l’association Le Silence des justes dont ils soutiennent depuis longtemps le travail d’accompagnement des personnes autistes.

Dans une interview au Monde en février, le duo de choc avait déclaré «mener l’enquête» pour retracer «le parcours initiatique de deux personnes qui prennent en charge des enfants et adolescents autistes qualifiés de “cas lourds”.» Les réalisateurs s’étaient dits intéressés par «des êtres à la marge qui nous éclairent sur la définition de la norme». Même si le long-métrage ne sera pas forcément une comédie, ils avaient alors assuré que «dans les situations extrêmes, les rires les sauveraient peut-être, comme des bouffées d’air et de légèreté». Comme dans Intouchables…

2016

Il faudrait en faire un film – de Nakache et Toledano

C’est l’histoire d’un ovni dans la France d’aujourd’hui, celle de l’après-Charlie. Pour les réalisateurs d’Intouchable , Nos jours heureux ,Samba (entre autres), cet ovni c’est la création du troisième membre de leur trio d’enfance, Stéphane Benhamou. Dans les années 1990, Stéphane a créé l’association « Le Silence des Justes » qui vient en aide aux enfants autistes. Juif pratiquant, Stéphane rencontre et travaille avec Daoud Tatou, musulman pratiquant lui aussi, qui recrute le personnel parmi les jeunes des cités.

L’entente, le respect mutuel entre Stéphane et Daoud transcendent tous les clivages. Leur combat quotidien c’est la maladie.

Il faudrait en faire un film. Un film qui raconte comment cette expérience que les réalisateurs suivent depuis longtemps a façonné leur regard sur le handicap, jusqu’au phénomène INTOUCHABLES. Un film qui montre la générosité dont nous pouvons faire preuve, qui dépasse les croyances, les préjugés.

2015

Autisme :Le silence des Justes une association pas comme les autres

 

silence-des-justes« LE SILENCE DES JUSTES » est une association qui a vu le jour en 1996, son but est de  développer des  activités en faveur des enfants, adolescents et adultes autistes, psychotiques et troubles apparentés.

Son devoir est d’apporter aux familles un soutien à tout moment dans leurs besoins au quotidien, l’aide à domicile, l’accompagnement de leurs enfants, la journée, les soirées et le weekend, et pendant les périodes de vacances scolaires.

Elle développe un réseau de partenaires pour des intégrations scolaires et professionnelles et organise des séjours de ruptures et des vacances adaptées pour personnes autistes en France. Gad Elmaleh, en est le parrain.

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Filles en colonie de vacances en compagnie d’une adolescente autiste

L’association gère un lieu d’accueil à Saint-Denis où son équipe pluridisciplinaire travaille au quotidien auprès des jeunes et de leur famille. Elle gère aussi plusieurs unités de vie, appartements thérapeutiques en Île-de-France.

L’autisme est perçu comme un trouble du développement neuropsychologique portant de façon prédominante sur les fonctions de communication et de socialisation.

Si les causes précises de ce trouble du développement restent à déterminer, cette évolution des connaissances a permis de reconsidérer les modes de prise en charge et d’intervention pour les enrichir de nouvelles méthodologies éducatives spécifiquement adaptées à ce trouble.

On estime entre 80 000 et 100 000 autistes de tout âge vivant en France.

11271019_1672107096358212_833748260_nLes problèmes de communication des personnes autistes sont, à ce jour, mieux compris : on sait maintenant qu’il ne s’agit pas d’un refus de communication mais d’une difficulté à établir une communication selon nos modalités.
L’autisme affecte les capacités de communication d’une personne et ses relations avec son environnement. C’est un trouble spécifique du traitement de l’information.

Dans certains cas, les capacités d’apprentissage sont affectées. Cela varie d’une personne à l’autre. Il apparaît grâce à cette connaissance que les personnes autistes communiquent beaucoup. C’est pour cela qu’il est important de pouvoir développer un système de communication adapté au niveau de fonctionnement de chaque personne autiste.

Rencontre avec  Stéphane Benhamou, directeur du “silence des justes” 

 Nathalie ZADOK : Pouvez-vous nous parler de  votre association ? Une histoire personnelle ? 

Stéphane Benhamou : Je n’aurais jamais pu tout faire seul, ce n’est pas  le  projet d’un seul homme mais  d’une équipe, c’est notre force . Ce sont avant tout des personnes impliquées sur les stratégies éducatives pour la cause de l’autisme. Beaucoup d’adhérents, beaucoup de professionnels. Comme toute histoire c’est celle d’une rencontre dans une colonie de vacances classique , je faisais parti de l’organisme, et parmi des enfants « ordinaires » se trouvait un enfant autiste, ça m’a énormément touché.

Nathalie ZADOK : Pourquoi cette cause de  l’autisme ?

Stéphane Benhamou : Parce que l’autisme n’a pas la communication . Je ne voulais pas  manquer à mon projet éducatif, je voulais intégrer une personne qui ne communique pas comme nous et qui ne traite pas l’information comme nous. On est est dans une bulle, et pour communiquer il faut rentrer a l intérieur de cette bulle, il faut des années pour arriver a ce qu il se connecte avec notre monde .

Nathalie ZADOK : Est-ce une  association  pour tous les enfants ? 

Stéphane Benhamou :  La réponse est oui, mais il y a aussi une activité communautaire dans
l’ association car il y  a aussi des enfants juifs autistes. On a par exemple une classe
d’ intégration dans un lycée juif  à Montreuil à l’ Ort Daniel Mayer et aussi dans les lycées traditionnels on les accompagne. On a un accord avec l’ éducation national . On apporte régulièrement avec notre équipe médicalisée et notre equipe thèrapeutique les étapes les évaluations et la continuité du projet educatid individualisé.

Nathalie ZADOK  « On devrait en faire un film » est un documentaire réalisé par Olivier Nakache et  Eric Toledano ? Pourquoi ont-ils voulu faire ce reportage ?

Stephane Benhamou  :  Tout d’abord, je les connais bien et depuis longtemps. Depuis le départ de l’association, ils venaient souvent nous voir, ils ont suivi l’évolution et un jour ils sont venus ils ont vu la cellule d urgence et ils ont dit : on va en faire un film ils ont été très touché et sensibles.

Nathalie ZADOK :  dans ce reportage on peut suivre l’histoire de Virgile, ce petit garçon  qui devait porter un casque 24H sur 24h et assisté à son évolution incroyable dans votre institution.

Stephane Behamou :  c était un pari fou, il était hospitalisé et porter ce casque contre sa mutilation, aujourd’hui il ne le porte plus. Ce  qui me rassure  aujourd hui c”est que ce n’est pas seulement un film  je le vois en chair et en os chez nous il n’est pas retourné à l’hôpital on n’est pas retourné en arrière .

Nathalie ZADOK :  Daoud Tatou,  est votre plus proche dans cette association  comment c’est fait cette rencontre entre vous, juif pratiquant et lui, musulman pratiquant ?

Stephane Behamou :  j’ai connu Daoud en 1998, c’est moi qui ai été vers lui il travaillait déjà avec des autistes et je l’ai trouvé exceptionnel.  J’ai demandé à un psychiatre son numéro de téléphone , il m a dit : “mais vous êtes de deux mondes différents lui est musulman pratiquant et vous juif pratiquant” , mais ça ne me gênait pas ,on est devenu amis.
Il est toujours musulman pratiquant  je suis toujours juif  pratiquant (rires).
La majorité des musulmans pratiquant n’ont rien a voir avec la radicalisation.

Nathalie ZADOK que pensez- vous de la situation actuelle en France ?

Stéphane Benhamou : Notre centre d’accueil est à Saint- Denis, dans la zone qui a était bouclé  où l’assaut a eu lieu. Plus personne pouvait sortir de la zone. dit-il,encore avec émotion.  Personne pouvait entrer ni sortir même avec nos cartes professionnels, on a du coucher à terre les quatre enfants autistes qui était dans cette appartement ,on a pas pu les sortir, le stress était au maximum. Les enfants n ont pas realisé et se sont rendormis, heureusement. Avant l’assaut final du dernier terroriste qu ils ont abattu  on a pu changer les équipes, pour les enfants. .

Nathalie ZADOK

2014

2012

Partenariat avec l’ORT de Montreuil

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Partenariat avec l’Ecole du Breuil

Article_20Partenariat_20Ecole_20Du_20Breuil_20Silence_20des_20Justes_20juillet_2012 (1)-1

2011

Avril 2011 : Des bar mitsvot pour les enfants autistes

Juin 2011 : Education spécialisée

2010

Juillet 2010 : Bientôt un établissements à Sarcelles

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