L’autisme

 

L’autisme, qu’est-ce que c’est ?

L’autisme est perçu comme un trouble du développement neuropsychologique portant sur les fonctions de communication et de socialisation. Bien que les causes précises ne soient pas précisément déterminées, l’évolution de la recherche a permis de reconsidérer les modes de prise en charge et d’intervention. Ceux-ci ont été enrichis de nouvelles méthodologies éducatives spécifiquement adaptées.

 

L’autisme pourrait être défini de la façon suivante : « Une difficulté à établir une communication selon nos modalités. »

On sait aujourd’hui que l’autisme représente, non pas un refus de communication de la personne autiste mais bien une difficulté à établir une communication selon nos modalités. L’autisme affecte les capacités de communication d’une personne et ses relations avec son environnement. Il s’agit d’un trouble spécifique du traitement de l’information. Cependant, les personnes autistes communiquent beaucoup. Ils n’ont simplement pas les mêmes codes.

On estime entre 80 000 et 100 000 autistes de tous âges en France.« L’autisme atteint dans sa forme typique 4 enfants sur 10.000 toutes populations confondues.»

Ce chiffre s’élève à 15/10.000 si l’on y englobe les troubles de développement apparentés, où l’autisme est associé à une pathologie reconnue qui touche le système nerveux central. Près de 4/5 sont des garçons, le niveau de handicap étant statistiquement plus grave chez les filles. Dans 85 % des cas, les enfants autistes présentent un retard mental sévère ou moyen.

 

Le syndrome de l’autisme

  • Anomalies des relations avec les personnes et les objets.

L’enfant semble insensible à l’entourage, indifférent aux sollicitations. Il établit rarement le contact. Il peut être agacé, anxieux, inquiet lorsqu’il est sollicité. Évitement du regard, difficultés avec son entourage, manque d’empathie, expression et compréhension des émotions difficiles, réactions d’angoisse et pire lors de modifications de l’environnement… Il ne comprend pas les signaux émis par les autres et ne différencie pas les personnes.

L’enfant manque d’empathie, il est incapable d’exprimer des émotions normales et de comprendre celles des autres. Il ne cherche pas le réconfort auprès d’autrui et n’en apporte pas non plus. Il s’attache à des objets inhabituels. Des réactions d’angoisse, d’agressivité et des colères vives, surviennent lorsque les détails de l’environnement sont modifiés. Il peut être sensible à certains changements, indifférent à d’autres.

  • Sensori-motricité.

Les personnes autistes peuvent être affectées sous la forme d’une hypo ou d’une hyper-réactivité aux éléments sensoriels : préoccupation à faire tourner les objets, balancement du corps, battement des mains, jeux de doigt devant les yeux. L’activité motrice spontanée peut être réduite ou augmentée. Des postures inhabituelles ou une démarche singulière peuvent être constatées.

  • Communication et Langage.

La communication gestuelle de l’enfant n’est pas évidente. Il ne désigne pas du doigt, ne fait pas au revoir, n’a pas de mouvements de joie, de surprise ou de peur. Les émotions ne sont pas visibles sur son visage. Les expressions faciales sont pauvres, le sourire rare.

  • L’émotion.

L’enfant manifeste peu d’émotions ou bien les exprime de manière inadéquate. Le plus souvent, il ne semble ni gai, ni triste, ni effrayé, ni fâché, ni étonné, mais il peut pleurer ou rire à des moments ou dans des lieux inattendus, sans raisons apparentes, sans qu’il soit possible de le calmer. Il peut avoir des réactions d’angoisse, de colère ou d’agressivité quand on lui refuse quelque chose. Il peut être agressif envers lui-même ou envers les autres.

  • Les fonctions intellectuelles.

Ces enfants ont des difficultés à utiliser la mémoire dans les processus de pensée et à associer. Ils ont une incapacité à traiter l’information dans les voies habituelles et développent des stratégies personnelles d’apprentissage. L’attention est difficile à fixer ou à détourner.